On chiffre à 17 000 les entreprises de transport routier de marchandises qui ont vu le jour entre 2015 et 2016. Ce chiffre équivaut à une croissance de 110 % ce qui est assez spectaculaire. Et tout cela grâce aux courses et au transport de petit colis.


Source : http://bit.ly/2q2eLYM

Plus de 5 000 créations d’entreprises en fin d’année.

Selon les chiffres communiqués par la société Ellisphère, on estime à environ 14 000 le nombre d’inscrits au registre sous le code de la Nomenclature d’Activité Française (NAF) 5320Z. Selon l’Insee, cette sous-classe comprend :

la levée, le tri, l'acheminement et la distribution (nationale ou internationale) de lettres et de colis et petits paquets (assimilés à du courrier) par des entreprises opérant en dehors de l'obligation de service universel. Il peut être fait appel à un ou à plusieurs modes de transport et l'acheminement peut s'effectuer par un moyen de transport détenu en propre (privé) ou par un moyen de transport public. Cela comprend aussi  : les services de livraison à domicile, les activités des coursiers urbains et taxis-marchandises, la livraison de pizzas chaudes sans fabrication, le transport de repas (sans fabrication) pour compte de tiers, le portage de journaux si desserte en porte à porte du client final.

 

Les chiffres n’ont fait qu’augmenter tout au long de l’année 2016 pour atteindre presque 5000 inscrits seulement pendant le dernier trimestre ! Cela représente plus de 78 % du total des inscrits dans la division 53.

 

Un mode de transport un peu particulier

 

L’essor du transport dit « léger » laisse planer quelques questions notamment en relation à l’avenir professionnel de ces nouvelles entreprises et de leur légitimité. Se sont-elles créées dans le but d’une vraie activité indépendante ou sont-elles là pour appuyer les grandes entreprises dépassées par le boom du e-commerce ?

Retenons que mois de 16 % des créations effectuées fin 2016 ont été enregistrées sous formes de sociétés commerciales alors qu’à l’inverse, 84 % sont des entreprises individuelles. Tout cela se fait bien sûr au détriment du transport interurbain et du transport de proximité qui voient leurs chiffres en chute libre.